Mot du président
L’Association des Propriétaires du Lac Bouchette existe depuis plus de 50 ans. La vocation principale est de veiller à la protection de l’environnement. Autrefois composée de 8 membres, aujourd’hui plus de 70 personnes en font partie.
Aujourd’hui l’environnement fait face à plusieurs défis: les changements climatiques, la pollution, les déchets, l’augmentation de la population, les résidents qui ne respectent pas les règlements, etc.. En travaillant tous ensemble, je suis certain que nous pourrons faire face à ces menaces.
Notre plus gros dossier est finalisé, les travaux du barrage sont terminés et nous sommes conformes aux exigences du Ministère de l’Environnement. La protection de l’environnement du lac est toujours notre plus grand défi. Tous les résidents doivent y participer. Nous devons travailler sur les choses que nous pouvons améliorer: la protection de la bande riveraine, l’entretien des fosses septiques, le nettoyage des embarcations (s’ils ont servi sur un autre lac), l’interdiction des embarcations à moteurs, etc.
Nous sommes choyés d’avoir un si beau lac en bonne santé, c’est à nous de le respecter et de le préserver.
Michel Tanguay
Président de l’Association des propriétaires du Lac Bouchette
Mission de l’association
À sa fondation il y a plus d'un demi-siècle, les membres de l'Association du lac Bouchette s'étaient donné comme mission de protéger l'environnement dans le but de préserver l'état du lac.
Or, 50 ans plus tard, nous sommes dans l'obligation de constater que la simple protection de notre environnement immédiat est loin de suffire. L'augmentation de la population locale, l'achalandage sur le lac et dans ses alentours ainsi que le développement des terres faisant parti de ses bassins versants et au delà de ceux-ci sont autant de facteurs qui ont mis et continuent de mettre de la pression sur l'équilibre fragile de l'éco-système donc de la qualité de vie des résidents.
La simple «protection» de l'environnement comme mission n'est plus suffisante aujourd’hui. C'est pourquoi l'Association veut se doter d'une nouvelle mission beaucoup plus agressive axée sur l'amélioration plutôt que sur le maintien, tout cela dans le but de laisser à nos descendants un endroit en meilleur état que celui dont nous avons hérité.
La nouvelle mission
L'Association des Propriétaires du Lac Bouchette se donne pour mission de militer pour l'amélioration continue des conditions de vie et de l'environnement en déployant autant les ressources financières, matérielles, juridiques, politiques et humaines qui seront requises à l'atteinte des objectifs. Elle agira autant auprès de ses membres qu'à l'extérieur de son cercle d'influence immédiat et tentera d'intégrer à sa cause autant de personnes et d'organismes que possible.
Qui plus est, l'Association se donnera les outils nécessaires pour définir des objectifs à atteindre, pour réviser périodiquement ceux-ci, pour surveiller continuellement les progrès réalisés et pour protéger ses actifs dont l’île et le barrage qui en font parti.
Les objectifs ciblés sont environnementaux, pollution visuelle et sonore ainsi que la quiétude sociale.
Histoire
L’origine du nom Lac Bouchette: Le Lac Bouchette se situe surtout entre le IIIe et le IVe rang, dans le Canton de Morin, qui fut créé le 19 février 1852. Le Lac Bouchette a porté différents noms depuis que la région a commencé à être habitée vers la moitié du XIXe siècle. Le nom Bouchette est apparu environ vers 1910, mais sur des anciennes cartes on peut trouver «Lac Brochette», «Lac St-Louis» et «Lac Kennedy».
Le Lac Bouchette a officiellement été nommé en 1970, en l’honneur de Joseph Bouchette fils (1774-1841) qui fut l’un des premiers cartographes à représenter la région laurentienne. Il fut l'arpenteur général du Bas Canada pendant plus de 30 ans et a voyagé à pied et en canoë en compagnie de guides autochtones dans le but de dessiner des cartes de la région.
Les premiers propriétaires
Les premières familles à avoir un terrain au bord de l’eau étaient des fermiers. Pour eux, vivre près d’un lac servait à la pêche, et l’hiver on coupait la glace pour conserver de la nourriture. Les sources d’eau fournissent assez d’eau pour irriguer les terres.
On reconnaît les noms des propriétaires d’origine qui ont des descendants qui habitent encore les environs, tels que Jekill, Watchorn, Bélisle etc. Ces familles fermières avaient réussi à défricher la région malgré la difficulté du terrain rocailleux et en pente pour y exploiter des fermes diversifiées. Pour accroître leurs revenus, ils vendaient du bois de chauffage et des billots, faisaient de la potasse avec le bois franc et il arrivait qu’ils aient des surplus de récoltes à vendre.
Plus tard, certains travaillaient dans les scieries et dans les camps de bûcherons l’hiver. Mais l’agriculture sur ces terres difficiles ne parvenait pas à faire vivre une grande population et un grand nombre de leurs descendants émigrent dans l’Ouest canadien et aux États-Unis.
Fin 1880
C’est une génération plus tard qu’on commença à utiliser les propriétés au bord de l’eau comme résidences d’été.
1905
Agrandissement du lac
Le Lac Bouchette n’a pas toujours été aussi grand qu’il l’est aujourd’hui. En 1905, le lac a été inondé pour l’agrandir. Une digue de bois avait été installée où le lac se déverse dans la Rivière à Simon, ce qui eut pour effet de doubler la taille du lac. La scierie de la compagnie Villeneuve fut construite où se trouve la digue. En 1935, la digue de bois a été remplacée par un barrage en ciment beaucoup plus résistant dans le but de préserver la grande taille du lac.
1920-1935
résidents saisonniers
Dans les années 1920, toutes les scieries de Morin-Heights furent rapprochées du village, et il restait surtout des résidents saisonniers au Lac Bouchette. C’est aussi à cette époque que le camp des Guides du district de Montréal s’y installe.
En 1926, un camp pour filles a été financé par un don sur des terres totalisant 350 acres. Le Camp Wa-Thik-Ane, dont le nom signifie ‘eaux calmes’ était un camping beaucoup plus sauvage qu’on le connaît aujourd’hui. Les fillettes débarquèrent du train à la station de Morin-Heights et se rendirent au camp en voitures tirées par des chevaux. La natation, les excursions en canoës, les travaux manuels, le travail du bois et l’étude de la nature étaient au programme. Le terrain fait aujourd’hui 400 acres.
1955
En 1955, la majeure portion de cette région était encore constituée de terres cultivées et plusieurs maisons d’été et des camps y étaient déjà construites. Au cours des années 1950, la plage à pente douce à la tête du lac était un terrain de camping pour un grand nombre de familles hongroises de Montréal.
Au début, il n’y avait pas de structures permanentes qui y étaient construites. Les gens montaient pour la journée ou dormaient dans une tente. Peu à peu, on voit apparaître des petits chalets d’été. Il en reste encore plusieurs cachés dans les arbres, qui rappellent le paysage laurentien d’il y a 40 ans. Aujourd’hui les propriétés autour du lac semblent continuer à changer de mains et à être subdivisées pour la revente.
Biodiversité à préserver
Passé le Camp de Guides, l’extrémité du Lac Bouchette (en incluant la péninsule et la berge du côté du Rang IV) n’a pas beaucoup changé et demeure peu développée. Cette portion du lac qui était pleine de bois de grève abritait une vaste population de gros ouaouarons.
Il semble que le fait d’avoir nettoyé et enlevé le bois de grève ait entraîné le déclin de l’importante population de batraciens. Toutefois, l’endroit est encore paisible et abrite une grande diversité de plantes terrestres et aquatiques qui forment un écosystème important qu’il faut continuer à préserver.
Conseil d’administration
Le conseil d’administration est formé de sept membres, tous bénévoles. Ils sont élus ou réélus une fois par année lors de l’assemblée générale annuelle des membres. Les administrateurs se réunissent quelques fois par année au besoin pour discuter des différents sujets concernant le lac soit l’environnement, les finances les questions ou commentaires des résidents, des projets à venir et la préparation de l’assemblée générale des membres à l’automne.
- Michel Tanguay, président
- Claude Gauthier, trésorier
- Renaud Cardinal
- Daniel Filion
- Denis Lamothe
- Pierre Béchard
- Kristine Thelle